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3.2.2.a   Charité « agape » , éthique et compassion - ECOLOGIE comme "stewardship"
 
RECENSION DE QUELQUES ARTICLES DEPUIS 2000 (En création)
15 Avril 2008
Conférence de Stéphane Lavignotte au temple de l'Eglise Réformée de Guilherand Grange (26)- Exposé intégral qui fut suivi d'une discussion...
2008
I-Le Christianisme est-il ami ou ennemi de la nature ? 
II Quelle approche chrétienne de l'Ecologie peut-on avoir aujourd'hui ? .pdf
Théologie classique catholique romaine se référant symboliquement à St françois d'Assise
Le Père E de manière très classique présente la position officielle de l'Eglise catholique romaine qui se basant sur Saint Augustin propose une théologie de la création et de la rédemption qui nous laisse devant des hypothèses eschatologiques. Un colloque de 2005 à propos des "animaux" une très brève bibliographie, et une action est proposée : suivre le "Guide alimentaire des franciscains" .
(+- 2006) Dossiers d´écologie chrétienne : l'engagement du christianisme en écologie

(France)

J G Vaillancourt cite quelques grands théologiens à ne pas oublier ...
En fait, au Québec, où pourtant on produit beaucoup en théologie, les ouvrages théologiques sur l’environnement, comme ceux de
Jürgen Moltmann (1998), Thomas Berry (1988), Mathew Fox (1988, 1995), Hans Küng (1991) ou Leonardo Boff (1995),
sont presqu’inexistants.
(*-2000) Jean-Guy Vaillancourt : Religion, écologie et environnement

(Canada )

Un auteur Québecois spécialiste de l'écologie procède à une analyse de la pensée chrétienne et à son évolution
André Beauchamp est sans doute l’auteur québécois le plus prolifique sur cette question. En plus de ses nombreux écrits sur l’environnement, cet ancien président du Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a beaucoup écrit sur les aspects éthiques et spirituels de la crise environnementale. Dans Pour une sagesse de l’environnement. Essai sur une éthique et une spiritualité de l’environnement (1991), il consacre les cinq derniers chapitres à la spiritualité dans ses rapports à l’environnement. Il procède à une analyse de la pensée chrétienne à partir de l’exégèse biblique et de la théologie, fait un survol de la crise de l’environnement, dégage des pistes éthiques et spirituelles pour s’en sortir, et refute Lynn White Jr (1967), pour qui le texte de Genèse 1, 28 est la cause de cette crise. Pour Beauchamp, le type de gérance proposé dans ce verset (c’est-à-dire «  Remplissez la terre et dominez-la. Soumettez les poissons de la mer…  ») a dérivé follement en saccage à cause d’un détournement du sens. Il présente plusieurs autres textes bibliques — la figure de Noé qui sauvegarde la biodiversité, la protection des arbres fruitiers dans le Deutéronome, la protestation des prophètes contre l’injustice, la louange de la création dans les Psaumes, et la littérature sapientielle avec ses appels à la mesure et la modération. Il montre que la pensée chrétienne est à la fois en continuité et en rupture avec la tradition juive sur les questions d’environnement et qu’elle a donné naissance à une spiritualité de l’environnement dont saint Benoît, saint François d’Assise et Pierre Teilhard de Chardin (1957) sont devenus des figures emblématiques. Beauchamp termine cet ouvrage en disant que «  la question écologique constitue un point de référence incontournable pour notre époque (…) C’est une question de civilisation, une question éthique et une question spirituelle.  » (1991, p. 217)
L’ouvrage Introduction à l’éthique de l’environnement, de Beauchamp (1993) se termine avec un chapitre sur la religion et l’environnement, dans lequel l’auteur se demande si l’écologie est, ou peut devenir, la religion des sociétés modernes. Il conclut que le mouvement écologique a des dimensions religieuses, et qu’il faut maintenant réaliser le développement de «  l’ethos planétaire  » souhaité par le théologien Hans Küng (1991). Beauchamp (1997) a aussi publié un petit livre de spiritualité et de théologie de la création intitulé Devant la création  : regards de science, regards de foi. Il y aborde la question de l’environnement à travers le prisme de la foi en un Dieu créateur et raffine certaines des idées qu’il avait mises de l’avant dans le chapitre 2 du livre publié dix ans plus tôt avec Julien Harvey (Beauchamp et Harvey, 1987) et qui reproduisait une série de dix courts textes parus dans le Feuillet paroissial. Harvey, au chapitre 3 de ce livre de 1987, traçait quant à lui l’ébauche d’une éthique et d’une théologie écologique à la fois évangélique et oecuménique.
Jean-Guy Vaillancourt : Religion, écologie et environnement

(Canada )

Ascétisme séculier de type protestant... et dans la Genèse il est question de solidarité plus que domination de l'homme et de la nature
Une autre source de textes sur le rapport entre religion et environnement est l’ouvrage publié par José Prades, Jean-Guy Vaillancourt et Robert Tessier (1991) intitulé Environnement et Développement. Robert Tessier (1991) part de l’étude des fondements religieux de l’ascétisme séculier de type protestant selon Max Weber pour étudier l’articulation des fondements de l’éthique environnementale. Le développement durable, selon lui, serait un comportement séculier qui tire son origine du protestantisme ascétique. Il y a effectivement une ressemblance formelle entre l’éthique protestante et celle proposée en 1987 par le rapport Brundtland de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement. En somme, la Terre et l’Humanité sont des figures importantes de la rationalité et de la symbolique religieuse. Dans ce même ouvrage, Maurice Boutin (1991) dresse un portrait de l’état actuel de la théologie chrétienne de la nature et dégage les grands traits de la réaction critique à la thèse de Lynn White Jr et de Carl Amery dans l’exégèse biblique depuis vingt-cinq ans. Genèse 2, 15, contrairement à Genèse 1, 28, parle non pas de domination sur la nature mais de culture et de garde du jardin d’Eden, c’est-à-dire de solidarité avec la nature plutôt que de domination à son égard.
(*-2000) Jean-Guy Vaillancourt : Religion, écologie et environnement

(Canada )

Critique de l'homme image de Dieu et dominateur de Gen 1:28 et intérêt pour les religions asiatiques
Dans Gestion de l’environnement, éthique et société (Prades, Tessier et Jean-Guy Vaillancourt, 1992), Maurice Boutin (1992) s’engage de nouveau dans le débat sur les origines de la crise écologique. Il compare à ce sujet deux textes du XVIIe siècle, soit le début de la 6e partie du Discours sur la méthode de René Descartes et l’interprétation du grand catéchisme des Sociniens concernant Genèse 1, 26-28. Selon lui, l’idée de domination de la nature de Genèse 1, 26-28 est inséparable de la compréhension des humains comme images de Dieu, qu’on rencontre dans ce même récit biblique. Joseph Hofbeck (1992), de son côté, tente un premier défrichement de la question des références aux religions non chrétiennes. Lynn White Jr avait proposé comme solution un christianisme très franciscain, et rejeté l’idée d’un retour aux religions pré-chrétiennes pour contrer la crise environnementale  ; mais ce sont quand même les religions amérindiennes et orientales qui sont suggérées par plusieurs, dont Hofbeck, sinon comme solution totale et concrète, du moins comme contribution partielle en vue d’une meilleure praxis écologique.
(*-2000) Jean-Guy Vaillancourt : Religion, écologie et environnement

(Canada )

L HOMME ET LA FEMME SONT INTENDANTS DE LA CREATION
Dans la revue Sciences religieuses, le théologien Louis Vaillancourt (2000) analyse le concept-clé de «  stewardship  » dans l’oeuvre du théologien contextuel de l’U. McGill, Douglas J. Hall. Ce thème est central dans la littérature théologico-écologique chrétienne et même dans celle d’autres traditions religieuses. Louis Vaillancourt croit que ce concept ainsi élargi par des apports non-bibliques peut servir de pivot pour une théologie écologique christocentrée.
Cette approche de «  stewardship  » comme kénose, comme compassion et comme agapè
se veut une réponse pondérée aux accusation de Lynn White Jr contre le judaïsme et le christianisme. L’article de Jean-Guy Vaillancourt (1999) dans la revue Nouveau dialogue tente de cerner les principales facettes de l’enseignement de Jean-Paul II sur le respect de la nature et la protection de l’environnement. Selon le pape, les chrétiens ont une responsabilité vis-à-vis de l’intégrité de la création menacée par la surconsommation des riches et par la guerre. Son souci de l’écologie est relié à son souci de protéger l’être humain. Enfin dans la même revue, Étienne Godard (2000) décrit une rencontre interreligieuse qui a eu lieu à l’occasion du Jour de la Terre entre bouddhistes, amérindiens, baha’is et chrétiens au sommet du Mont-Royal sur le thème du respect et de la responsabilité face à la création. Ce texte illustre bien le passage actuel du discours à l’action de la part des groupes religieux.
(*-2000) Jean-Guy Vaillancourt : Religion, écologie et environnement

(Canada )